Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 20:38
P1020112.jpg       2010, depuis 16 jours, ça file déjà... j'ai pris le courage de revisiter mon blog après de grands mois de silence... de vide... de difficulté à communiquer, à partager ... et  pourtant les sujets ne manquaient, étaient-ils plus des appels que des réflexions - je n'en sais rien au final...
Lenvie forte d'écrire parfois, le passage à l'acte très douloureux...  étrange...

2009 a été traversée par de nouveaux épisodes de santé, puis de soins et de suivis - un pontage coronarien en Mars suivi d'une rééducation cardiaque - puis, fin mai,  une plaie au pied droit qui a mis trois mois à se guérir puis à cicatriser (problème du pied diabétique) -
Immobilisation du pied obligatoire - donc plus de marche quotidienne, fini la kiné, puis, au fil des mois, des difficultés croissante de souffle, de respiration - une prise de poids conséquente par manque de stimulation physique 'prévisible) que je ne comprends pas malgré un suivi nutritionnel drastique ...
Bref beaucoup d'angoisse, de stress - et bien que j'ai perdu 40 kg, ces 10 kg ont envahi mon mental et réveillé mon enfance et adolescence de grande 'obésité et ses aléas... bien "enterrés dans ma mémoire.. et une honte grandissante, le spectre aussi d'un échec.

Malgré tout, j'ai poursuivi mes études, prolongées d'une année supplémentaire pour avoir une belle marge d'écriture de mon mémoire de master.
J'ai aussi commencé à voyager petitement  (week-ends prolngés), même une fois seule à Lyon - j'ai pu me confronter au réel, à progresser dans mon autonomie - me mettre à rêver, à projeter...
Une volonté très forte, beaucoup d'adversité, d'auto-stimulation, un entourage bienveillant, accueillant et  finalement heureux de mes avancées...

Mais un nouveau mal me rongeait, je le sentais dans mes jambes qui me portaient de plus en plus difficilement, des essouflements constants même en marchant  "à plat"... une obsession de la nourriture, des calories, de la rétention d'eau ... une nouvelle descente insidieuse et silencieuse vers je ne sais quel abîime...

J'ai alerté mes médecins, ils m'ont pris en compte chacun dans leur spécialité - (cardiologue, diabétologue, nephrologue, psychologue, médecin référent...)  Je me suis occupée de la circulation de l'information entre eux, de croiser les diagnostic (c'est exténuant pour un patient) - des examens ont été programmés...
Et le 14 décembre j'ai réussi à faire bouger les lignes en obtenant un programme de rééducation cardio-vasculaire (pour février 2010 sur cinq semaines, en hôpital de jour), l'un de ces médecins ayant reconnu lors d'un xième test d'effort que j'étais déconditionnée physiquement...
ENFIN, ça se débloquait - et  même si ce rendez-vous allait être, au départ , une prouesse physique - j'avais hâte d'y être... 

Les fêtes de Noël se passe humblement, je pars rejoindre mon frère et sa famille dans une belle contrée alsacienne, Belle journée, nuit dans une chambre d'hôte et retour le 27 décembre chez moi... J'acceuille Patrick un ami vivant à Hamburg en Allemange (un ancien globe-trotter)  - tout est réglé comme du papier à musique...
Rien ne transparaît de mes souffrances - comme toujours, je rayonne et semble irradier mon entourage , c'est ce qu'on me renvoie) ... la fatigue est grande et  je continue à assurer, toujours assurer...

Depuis deux ou trois semaines, je m'efforce de distiller autour de moi bonheur, paix, sérénité -- je fais la médiatrice entre mon frère et sa fille, jeune adolescente, je soutiens un ami en grande dépression, je console des proches endeuillés, bref, je me redonne à fond aux autres et  ne m'aperçois pas que je m'oublie petit à petit - Ces aides prodiguées me rendent tellement  utiles, me font exister qu'elles m'anesthésient en quelque sorte...

La réalité me rattrapera
Lle 28 décembre, je fais des courses en ville, en trainant  "la patte", j'attends un bus - fanfaronne avec d'autres usagers, tout est bondé, Patrick et moi montons dans notre correspondance et au moment de sortir, je me rends compte que je n'ai plus mon sac à main (assez grand !) - que s'est-il passé ? j'ai du l'oublié ou le perdre au bus, au magasin -
Ma mémoire est défaillante - Je laisse rentrer mon ami (mes clefs étaient dans mon manteau ) et repars en ville pour, je ne sais trouver mon sac (sic !) passer au commissariat - je me sens comme "nue, "vide" - dans ce sac une bonne partie de ma vie...
Je marche la poitrine serrée, dix ou vingt pas, il  me faut  m'arrêter et reprendre ma respiration... je comprends que j'ai été inconsciente de vouloir faire ces recherches, j'ai peur, il fait nuit, la ville se vide, il me faut penser à rentrer sans trop de dégâts - il fait froid, je transpire, je risque l'hypoglycemie.. et bien sûr plus de portable donc pas moyen d'appeler quelqu'un, je suis partie aussi sans argent...

"Ne vous mettez pas en danger  m'avez conseillé ,il y a quelques semaines, mon psychologue "- Là j'ai fait "tout faux"...

A peine rentrée, nous entammons les démarches urgentes (opposition cartes, ligne du portable, carnet de chèque...) appel au magasin au cas où mon sac s'y trouverait....Je suis exténuée, stressée, au bord de m'évanouir - je n'arrive à manger qu'une pomme et une tranche de pain... et lance à Patrick : " si je ne me couche pas maintenant, je n'arriverai plus à contrôler les nerfs et dans trois jours je suis à l'hôpital  !!!
J'arrive à m'endormir tout en désirant réveiller ma mémoire - rien à faire c'est le néant...
Mardi 29 décembre, je me réveillerai le matin, encombrée, du mal à respirer - une barre de douleurs sur le diaphragme - une situation que j'ai déjà connu - je fais très certainement un oedeme pulmonaire - alors sans hésiter, je contacte mon médecin traitant qui arrive en urgence - il me dira 'je vous mets en milîeu protégé, j'appelle une ambulance pour vous emmener aux urgences - je leur écris mais rappelez-leur que vous décompressez vite !"
On m'embarque - mise de suite  sous oxygene (saturation à 91) ... la route semble longue - des urgences je serai orientée aux soins intensifs, j'y passerai 6 jours avec une angioplastie délicate praitquée let réussie 2 janvier avec la pose de deux stents actifs aux coronaires, puis retour dans un service cardiologie etle 11 janvier je rentre chez moi, et je réalise ce qui s'est passé dans l'intervalle de ces deux semaines...

J'en dirai plus dans un prochain texte - mais ce que je retiens comme apprentissage de cette nouvelle epérience c'est qu'il va me falloir vivre mais VIVRE AUTREMENT ET ACCEPTER ... J'ai conscience de certains handicaps légers, ils ne m'empêcheront pas d'être en mouvement, de faire certaines activités, ce qui restera le plus précieux, ce sera de ne pas gaspiller l'énergie dont je dispose et de la mettre au service, vraiment, d'une guérison durable et mesurée.

Vous qui me lirez - je vous souhaite une année 2010 en symbiose avec vos attentes et désirs... entourée de beaucoup d'affection et de partage.

Par gwendoline57 - Publié dans : santé - Communauté : Les blouses blanches
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 21:10

Voici Plume ... en action, auprès de mon bambou qui à ce jour n'est plus !!!  Elle joue avec tout, le moindre objet, même infiniment petit... Très leste, elle ne court pas ... elle vole !!!
sur les meubles les plus hauts qu'elle surplombe avec panache... elle m'nvoie un regard perçant de victoire ou de pouvoir qui sait ?
Sa particularité à elle, c'est l'ordinateur - dès que je m'y suis installée -- elle ne peut s'empêcher de tourner un tour, de regarder l'écran et de réagir aux "images qui bougent" ...
Elle a cette réaction aussi devant la télé... avec des miaulements en plus (Canelle, sa soeur, est plus silencieuse)

Un vrai oiseau, cette chatte, à se percher, puis à sauter ... quelle maîtrise et quel tomber "sur ces pattes"  sans crier gare, quelle souplesse aussi - c'est un vri régal -- et je me dis que malgré la maladie, j'ai de la chance de disposer de temps de les contempler, discerner leur "caractère" et aussi jouer ... avec en retour plein de ronronnements, de caresses... contentes qu'elles sont...

Canelle et Plume sont mes "co-locataires" depuis maintenant huit mois... Parfois s'en occuper me fatigue un peu - alors je me demande si je vais y arriver, si je ne vais pas un jour devoir m'en séparer !  et me dit vite qu'il n'y a pas urgence - on fera le parcours qu'il nous sera donné - parce compté c'est une évidence - et quand la séparation viendra, je m'efforcerai de bien la préparer et passer le cap...
donc je cultive le détacement - les apprécier, leur porter mon attention mais ne pas lier trop d'affectif pour rester "libres" du moins en ai-je l'illusion. il me faudra juste m'assurer qu'elles ne soient pas séparées...

Par gwendoline57 - Publié dans : éclats - Communauté : Les blouses blanches
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 20:59
 Je vous présente Canelle. Elle est douce, calme ... mais attention, cette zénitude est relative car elle peut devenir parfois "rebelle". Une de sesparticularité : elle adore le bruit d' 'l'imprimante. Dès que je l'ouvre ,elle saute dessus,se penche sur le bac à papier et regarde le papier s'y engouffrer. Ce bruit elle la mémoriser et réagis à la seconde... c'est vraiment marrant. Une deuxième : elle adore quand l'eau coule au robinet (pourtant les chats n'aiment pas l'eau) et ainsi elle m'accompagne pendant les moments de vaisselle - de quels encouragements je bénéficie - c'est COOL ...  quand la motivation est en baisse ... Elle arrive, je me surprend à en rire et en quelques minutes cette tâche est bien exécutée - sans contraintes...  à suivre Plume, le chat-oiseau...
Par gwendoline57 - Publié dans : éclats - Communauté : Les blouses blanches
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 14:26

Je reviens parmi vous, après près de huit semaines d'absence... Point de vacances, de fugue ou d'oubli... le temps de me faire "réparer" le coeur (pontage artero-coronarien et pericardotomie), de la récupération et d'une rééducation cardiatque très tonique physiquement...
je suis rentrée depuis maintenant quinze jours, non sans difficultés... celles de la vie de tous les jours qu'il me faut reprendre avec la sensation, encore aujourd'hui, d'être dans le réel et en même temps "ailleurs"
je "flotte", belle expression de ma voisine de chambre, durant trois semaines...
Vais-je atterrir un  de ces jours, je ne le sais... pour l'instant , je vis l'instant, le savoure quand il est savoureux, le laisse passer patiemment quand il est déroutant...
Cette nouvelle expérience a remis en évidence la préciosité de la Vie (3ème "sauve-qui-peut" pour moi) et surtout la chance d'être dans un système de sante comme celui de notre pays, la qualité et disponibilité (je l'affirme haut et fort) des soignants et d'une médecine qui a rapidement prpgressé, il y a quelques decennies, je ne serai plus de ce monde... une médecine "mise à mal" à vitesse "grand V" par des pensées politiques en inadéquation avec l'essence même de la mission d'intérêt général.
Je resterai militante autour de notre communauté soignante pour que tout a chacun puisse en bénéficier dans sa vie quelque soit son âge, sa situation sociale, ses origines... et qu'enfin les moyens lui soit prodigués pour assurer ses missions. Lhôpital n'est pas une entreprise mais un service public faut-il encore le répéter ??? OUI !!!

J'aurai l'occasion de converser avec vous et surtout partager ce que je sens comme transformation, vraiment cette étape médicale bouleverse autant mon parcours de vie qu'elle me place dans une reconstruction surprenante...

Pour l'heure, pour marquer ce changement, j'ai décidé de changer d'avatar, l'ancien représentait mon premier déplacement, dans le Sud en fin d'année 2007 dans un endroit que j'affectionne particulièrement,  2 ans après mon malaise.
Cette nouvelle photo est prise à Paris lors d'un petit séjour à Paris avant Noël que je me suis offert avec ma nièce pour mon anniversaire (que nous avons fêté tout simplement avec une amie) le premier anniversaire hors de l'hôpital... ! Une belle joie partagée.

En février, j'ai participé à une conférence, de qualité, de Jaques Salomé- connu pour ses livres sur les relations humaines.  en me dédicaçant  un livre (je croyais qu'il suffisait de t'aimer...) il m'a dit  "Prenez  1 cuillère et demi de Gwendoline chaque matin à jeun !!!" eh oui, une façon de s'aimer et de se mettre au premier plan chaque matin..! ça paraît simple mais il me faut l'apprendre ... pourquoi parce qu'on ne peut aimer, ni aider l'autre si l'on ne sait pas le faire en soir...
si vous avez des conseils, je suis preneuse...  à vos témoignages, ça donnera de la vie à ce blog... je rêve un peu !

à bientôt ... et bonne pêche dans vos vies, sincèrement
Par gwendoline57 - Publié dans : empreintes - Communauté : Les blouses blanches
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 21:49

on nous appelle les patients... incontestable, souvent on est là, assis sur une chaise, à lire, à penser, à craindre, ou à ne rien faire... face à nous la porte qui s'ouvrira et que nous traverserons dès que notre tour sera arrivé, soulagé, mais toujours préoccupé, sauf pour le temps d'attente puisqu'àprès il est sûr qu'on partira vers d'autres temps immédiat, ceux  des courses ou d'un café, peut-être, ou ceux du passage chez le pharmacien, ou d'un au tresoignant...
cette expérience, chacun de nous l'a faite uniquement ou en nombre... elle d'arrêtera là ou se poursuivra à court, moyen ou long terme suivant le cours du (ou des) diagnostic (s), des suivis médicaux.

les salles d'attente, un lieu de "rassemblement", rarement nous sommes seuls, mais la solitude y est présente, pesante...  qu'on soit patient ou impatient ... on a rendez-vous aussi a vec soi-même...
Alors ce temps qui semble long, interminable, qu'on finit par détester ou par vociférer contre les médecins, les soignants en général,... ou à se demander pourquoi on nous convoque à une certaine heure qui ne sera pas respectée à coup sûr... ce rendez-vous qui va chambouler tout notre programme, nos autres rendez-vous... 
Entre nous, est-ce que ce disfonctionnement est la raison même de nos stress qu'on ne tait plus !? quitte pour certains(es) à devenir intélorant, accusateur, voire odieux... De quel argument partons-nous pour pouvoir juger ces situations ? Bien sûr de notre propre ressenti, frustration.... angoissse surtout.

les salles d'attente deviennent des lieux "exutoires", de défoulement  de notre propre vie... nos inquiétudes, nos soucis, mais aussi nos désirs, notre pouvoir d'organiser, de décider... pourtant prendre en compte que le temps est considéré différemment .... le temps du patient, n'est pas le même que celui du médecin, ou de sa secrétaire ou du soignant...

et voilà les amalgames ou les stéréotypes lancés pêle-mêle, au gré des humeurs des uns et des autres, des drames qui précèdent la visite, des attentes et des besoins du moment... des états d'âme en présence, de l'énergie ou de la fatigue légitime de trop de rendez-vous, suivis... de notre sentiment d'état d'urgence

et pourtant on est la pour notre santé, pour souhaiter  disposer d'un mieux-être,  pour trouver une écoute, une disponibilité...

les murs des salles d'attente ont des oreilles, c'est sûr mais pas de paroles, ça se saurait...

alors il y a nos oreilles, nos regards pour sentir l'ambiance générale ou particulière de tel ou tel patient, parfois au bord des larmes, du drame...

que faisons-nous alors ? le plus souvent, on reste muet, attentiste, et on attend juste son tour pour ne pas avoir à s'impliquer, c'est bien sûr notre liberté... 
nous pouvons aussi sourire, avoir un regard compatissant, sympathique, échanger, parler, partager nos tourments et/ou nos enthousiaismes...
qu'est-ce que ça nous coûte ?  rien - qu'est ce que ça rapporte ? un peu de légèreté, de lâcher prise, d'aide indirecte pour que cette traversée de porte soit moins chargée de gravité, et  du coup amener une certaine détente bénéfique à la relation soignant-patient au service de cette quête réciproque : aller mieux, se soigner, s'en sortir...

pour que l'attente soit plus fructueuse moins bloquante.il est possible d'affirmer qu'une conversation naissante, même furtive, est une belle invitation à dompter le temps ensemble.
je crée donc ce soir une nouvelle rubrique "salle d'attente" pour raconter des anecdotes, des rencontres particulières, des partages de vie, des ambiances nées de ces moments d'attente, de patience... dans vos commentaires vous pouvez enrichir cette rubrique

à l'aise ou mal à l'aise, ces situations d'attente nous aprennent beaucoup sur nous et sur les autres, en termes de communication, d'expériences, de capacités de soutien et peuvent être source d'inspiration pour tout à chacun dans son expérience personnelle

à bientôt pour la première histoire vécue




Par gwendoline57 - Publié dans : Salle d'attente - Communauté : Les blouses blanches
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 14:42

Un an déjà, jour pour jour, je m'exprimais sur mon KO survenu un 7 décembre 2005...
depuis hier, 38 mois de vie en plus... de rétablissement (s) progressif(s)...

Février 2009, nouvelle information. Après une coronarographie demandée et exécutée expressement par mon cardiologue, le diagnostic tombe ce jeudi 6 février 2009 -- un pontage coronarien doit être décidé et pratiqué, un geste chirurgical qui va suppléer une de mes coronaires obstruée par une  plaque d'arthérome et  me  permettre une meilleure irrigation du myocarde (muscle cardiaque)

Je ne réalise cette annonce que le lendemain, avec émotion (s) assurée (s), nouvelle étape médicale, nouveau risque, nouvelle lutte.
A relativiser,  par rapport à ce que j'ai déjà vécu. Mais bon, c'est un expérience à rajouter à mon "palmarès" ,je peux me permettre de nommer ainsi mon parcours.

Dans l'ambulance du retour, je reste silencieuse et avare en informations, j'ai comme un blocage, une douleur qui se réveille, lancinante, des souvenirs pas très drôles.

Une amie m'appelle sur mon portable, son mari  vient de subir quatre pontages en une opération.. Il va bien, suit une rééducation intesive.
Je m'agrippe à ces mots, à ces avis sur la question, je reprends confiance et puise dans la conversation l' énergie pour surmonter cet instant...
Les larmes coulent sur mes joues, je m'excuse auprès du chauffeur, qui,  lui-même me rassure, me rappelle que c'est une opération banale de nos jours (il emmène bon nombre  de patients pour ce genre d'opération)...

J'encaisse et lui dit : l'important  pour moi c'est qu' ils aient pu décelé ce problème avant que je ne succombe à un malaise ou à un infartus, ou je ne sais quoi... la marge est là pour nous préparer à l'opération (et aux suites) physiquement et mentalement... c'est bien mieux qu'il y a trois ans... quand j'ai sombré chez mon dentiste.

N'empêche que très rapidement la mémoire se réveille et me replonge dans les premiers jours de ma sortie du coma...
L'univers de la chambre, les équipes soignantes, les machines qui m'entouraient, la grande montre, accrochée au mur, en face de mon lit, le temps qui ne passait pas, semblait durer 3  fois plus qu'à la normale...

Une vraie ruche, ce service de réanimation, un suivi rapproché et très rythmé (examens sanguins, tension, température, respirateur, toilettes... et bien d'aures choses utiles à cette vie en suspens...

je me revoie couchée à compter, par fréquence régulière, les peupliers qui se dressaient face à ma fenêtre, à les regarder se balancer au gré du vent... de grands peupliers qui me rassuraient à chaque sortie d'assoupissement...

Peupliers sublimes, le matin, au lever du jour, ces matins d'hiver, puis se fondant dans le soleil rouge le soir pour devenir des ombres complices à mes premières nuits sans vrai et long sommeil.

Ma journée commençait et finissait avec eux, ils étaient devenus des êtres proches. A force de les observer je pouvais les distinguer, presque les apprivoiser.

Etrange rencontre avec une nature insaisissable dans ma chambre "bulle".
Nature combien désirée pour retrouver un à un mes sens, je ne disposais à ce moment-là que de mes oreilles pour entendre, me situer dans le temps,  mes yeux pour voir, reconnaître,...
ma bouche était d'abord murée dans le carcan d'un respirateur salvateur, mon nez par les liens à l'oxygène vitale, mes mains tendues le long de mon corps... parfois sanglées pour m'empêcher de mettre à maltout le dispositif de réanimation... par trop d'impatience ou de gêne...

On peut se demander parfois : à quoi puis-je m'accrocher dans la pire des situations ?
Eh bien à peu de choses, un bout de bois qui nous aide à flotter sur l'eau, une paroi de roche dans l'air, à la branche d'un arbre sur terre, en en cas de feu, une bouche d'air pour continuer à respirer... ce sont despossibilités infimes, mais immenses... si on y pense.
Ces peupliers ont été les premiers à me relier à la vie... et à moi-même.

Le lendemain de mon réveil, on m'extube, je réapprends à respirer seule, j'ai la trouille de ne pas y arriver... ma voix est aphone, je m'exprime en chuchotant, je pleure, en suis désolée, le dit à une infirmière qui me rassure, elle veillera sur moi toute la nuit.
Mon regard se fige sur mes peupliers, je me concentre sur ma respiration , je m'appuie sur eux... même invisibles dans la noirceur de la nuit...
Un nouveau jour se lève. Imperturbables ils sont là. Je sais au fond de moi que la vie s'écoule de nouveau dans mon corps, et que pour un temps très court,  ils seront mon rendez-vous intime le plus précieux...  de cette période.



Par gwendoline57 - Publié dans : empreintes - Communauté : Les blouses blanches
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 13:15

quelle promesse faite il y a presque qu'un an et pas tenue... des extraits de mon livre...

je vous en demande encore de cette patience précieuse, je suis paniquée par ces pages encore brouillones, fébriles, trop fortes, émotives...
le besoin de distance est essentiel ... et mes pages sommeillent depuis quelques mois.

quand je serai prête, je commencrai à lever le voile de la chrysalide - merci pour cette nouvelle patience.

Par gwendoline57 - Publié dans : fragments d'écriture
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 22:13

En pensant à ce dernier jour de janvier, surgit dans ma tête, comme une étincelle, la chanson d'Alain  Souchon, on  avance...
Rapide ce mois, mais très dense pour notre monde... un concentré d'un état de santé en "dents de scie" avec des hauts  comme :
♥ l'arrivée de Barack Obama au pouvoir, une espérance, une promesse de véritable écoute du peuple, mêm si on se sent  aigri (e)  par la politique, ou que l'on ressent une peur pour sa vie... il est enfin là, alors laissons -le avancer,
♦ plus près de nous, en France la journée de mobilisation du 29 janvier, pour laquelle je ne traiterai pas des revendications, mais retiendrai une France endormie qui semble se  réveiller, est capable de se réunir, se soutenir collectivement face à une confusion des informations ou franchement on ne sait plus où l'on nous amène...
 mais aussi, des bas,
♦ avec Gaza et ses conflits qui blessent les peuples des Etats en conflit,
♦ la tempête qui nous ramène à notre nature déboussolée par nos comportements d'irrespect (je génralise bien sûr), qui réveille le  sens de la débrouille et de la solidarité que nous portons chacun. Un capital, un peu oublié dans la vie quotidienne, salvateur quant il nous faut résister, lutter contre les éléments...,
♦ cet hiver, pourtant nécessaire à l'équilibre des saisons, hiver qui nous rappelle à ceux qui ne peuvent avoir chaud et se blottir dans un logement, même petit, pour vivre enfin... poser leurs cartons, leurs affaires...

La liste pourrait s'allonger, mais loin de moi l'envie de plomber l'ambiance. Ce sont des ellipses nuancées, des instants de la vie, auxquels notre mental n'a pu échapper,  en ce début de l'année 2009 durant lesquels tant de voeux ont circulé, rassuré et rempli notre proche avenir.

"Comme dans ces chansons d'amour d'autrefois
tous ces petits moments magiques de notre existence qu'on met dans des sacs plastiques et qu'on balance
tout ce gaspi de nos coeurs qui battent, tous ces morceaux de nous qui partent
Y'en avait plein le réservoir au départ
On avance, on avance, on avance
c'est une évidence, on a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens
on avance
on avance, on avance, on avance
tu vois pas tout ce qu'on dépense, on avance
faut pas qu'on réfléchisse, ni qu'on pense, il faut qu'on avance..." Alain Souchon (il y a + de 15 ans...!)


Je pense intéressant de s'arrêter sur cette partie de son texte assez précurseur à l'époque de son écriture... Avancer, vous vous êtes posé (e), un jour la question, du pourquoi et/ou du comment vous avancer dans la vie ?
Très certainement... furtivement, il n'est pas aisé d'approfondir cette pensée. Elle peut faire tourner la tête ou arrêter le tourbillon de notre quotidien.
Je le sais, certains de vous ont essayé d'y répondre, pas facile de creuser, tant se développent d'interrogations, de regrets, ou de frustrations, cela est le premier degré de la pensée... Si le courage vous y aide (et vous en avez), un deuxième degré apparaît celui de souvenirs ,le plus souvent des beaux. Ces instants de vie, durant lesquels on touche les notes du bonheur placées sur une gamme enchanteresse (on peut vancer vers d'autres degrés , mais deux c'est déjà bien.
Quelles bouffées d'air, ces apparitions, des énergies précieuses pour tenir, sauter des obstacles, croire à demain. Se dire aussi, "cela je l'ai vécu", il remplit mon "calendrier du bonheur", calendrier perpétuel, celui de mon existence,  de mes chemins, de mon odyssée...

Cette chanson d'Alain m'a beaucoup accompagnée ainsi que les autres de son album (allo maman bobo, la ballade de jim,...), au cours d'un voyage avec des adolescents en Norvège (août 1994)
Le groupe n'était pas nombreux, quatre, trois accompagnateurs, un rêve se diront certains animateurs...!
En vérité pas vraiment, 3 de ses adolescents étaient des enfants déjà abimés par la vie, qui sortaient de leur foyer..., deux étaient en recherche d'affection toute simple, celle qui aide à se reconstruire une confiance, une ietime de soi... La relation n'était pas facile, tantôt agréable, détendue, mais bien souvent provocatrice, violente, histoire de surtout ne pas se fair aimer... ou se sentir aimé, déroutant n'est-ce pas ? Notre métier prend tout son sens dans ses situations, entre autres celui d'ouvrir un "champ des possibles" aux êtres qu'on nous confient..

J'avais perdu mon père, décédé 10 mois auparavant. J'étais égalment, en manque d'amour paternel, même proche de la quarantaine, on devient une enfant  orpheline.
Sur les routes fabuleuses et curieuses de ce pays où la nature est respectée... que de souvenirs m'ont accompagnée, apaisée pour un temps avec papa à mes côtés, invisible mais participatif parce que mon désir était de partager mes découvertes, mes émotions avec lui.

Merci Philippe pour cette invitation à voyager , merci à Régis autre accompagnateur et aux adolescents pour m'avoir bousculée dans ma routine, mes retranchements et encouragée à surmonter des peurs (telle la traversée en ferry) Merci d'avoir été participatifs dans ma mission culinaire...  inventive et économique, notre budget et les prix en Norvège étaient peu compatibles (des gnocchis fait main en camping, ça vous dit... j'en garde encore la saveur, lodeur et surtout la trop grand quantité ?!!!)

J'y crois très fortement à ces instants rétrospectifs, non pour la nostalgie qu'il crée (c'est aussi une évidence) mais pour ces petites fenêtres qu'ils ouvrent et nous offent en respiration nouelle,  rayon de soleil, caresse d'un vent léger, en horizon de promesse.

le premier jour de février commence, il es 1h12, avançons donc en ne jetant pas tout dans des sacs plastiques, ce serait vraiment dommage.





  



Par gwendoline57 - Publié dans : empreintes - Communauté : Les blouses blanches
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 21:18

le 7 decembre 2008, trois annees se sont passées depuis mon malaise et le KO qui a suivi... impression de rapidité du temps, mais aussi de grands chambardements, de grands virages pris à mon insu (nécéssite de l'urgence) ou négociés(quand j'ai pu usé de mon libre-arbitre)

les angoisses sont encore là, en éveil... peut-être pour me rappeler les instants cruciaux, difficiles, incertains afin que je préserve ce corps réparé de mon mental toujours prolifique, volontaire et aventureux...

ce corps que je voudrais voir "s'envoler", se mouvoirr avec "legèreté" celle de l'insouciance, du bien-être, du plaisir de chaque instant de vie...

il en a tellement vécu à se "restaurer", à reprendre confiance, une soif permanente d'équilibre, de maintien, de sécurité... voire de dignité

une reconstruction où chaque pas a compté dans son ampleur tout comme dans son positionnement...
telle une enfant, j'ai réappris à marcher, à me tenir droite, à lever peu à peu les pieds du sol pour affronter une marche d'escalier, puis une deuxième... j'ai appris à coordonner marche et respiration, à garder confiance et tenacité...

bientôt un an d'entraînement, de pratique quotidienne, d'abord 50 m, puis 100 m, puis 500 m... à present mon périmètre de marche s'est agrandi régulièrment , et  il m'arrive en moyenne de marcher une heure en autonomie et sans trop de problèmes...

alors, je félicite mes jambes, je les remercie de me porter et de progresser... de reprendre une vie sociale, c'est important...

curieux, non ! je prends juste la mesure, et ce à chaque sortie, de ce qu'elles ont de précieux puisqu'un diagnostic prévoyait leur perte, ni plus, ni moins... si les pontages femoraux  (effectues en 2006) ne donnaient pas les resultats souhaités...

tout c'est bien passé, non sans douleurs ou inquiétudes mais je remarche avec un plaisir infini à force de rééducation, de lutte incessante pour retrouver de l'énergie, me remuscler...

chirurgien, médecins, infirmiers, aide-soignant, kinés, podologues, parents, amis et moi-même avons formeé cette chaîne réparatrice et efficace sur le long terme

une amie, cet été, a trouvé que j'avais grandie physiquement... je n'ai pas particulièrement changé de taille (on pense plutôt qu'avec l'âge on rapetisse !)  curieuse cette impression,
eh bien pas si trompeuse que cela, mon corps s'est redressé et je sais maintenant que je me suis relevée (dans beaucoup de sens que ce mot peut évoquer)

j'ai grandie physiquement et moralement... j'ai gagné en expérience grâce à cette chaîne, à mon adversité  et, entre autres, aux moyens que disposent actuellement  la medecine... ce n'est pas du pipeau , mais du vécu, celui qui n'appartient qu'à soi mais qui peu en stimuler d'autres...

j'ai grandie aussi en connaissances sur mes pathologies, sur leurs incidences, leurs liens... une éducation distillée à chaque soin, étape de guérison, conseils, suggestions que j'ai appris peu à peu à entendre et à m'apprpier pour mieux cerner ce qui m'arrivait et peut-être atténuer mes inquiétudes ou accélerer mes prises de décisions, parler de mes attentes... c'est profitable autant pour le patient que pour le soignant... une occasion de coopérer, de s'allier contre un ennemi commun :  la maladie, la souffrance

grandissez à votre tour et faites le savoir.... autour de vous, ça procure du bien-être, c'est sûr




Par gwendoline57 - Publié dans : santé - Communauté : Les blouses blanches
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 11:08
samedi 20 septembre, une belle soirée un peu fraîche mais douce...

une invitation à sortir, à s'éveiller...
avec une amie on s'est concoctée la visite d"un lieu d'adord de labeur, de très grand labeur pour bon nombre d'ouvriers, maintenant espace "en sommeil" lieu de mémoire


il s'agit d'un haut-fourneau "l'U4" à Uckange (en Moselle), fermé au début des années de 1990... après de nombreuses luttes... d'espoirs aussi...
à présent, patrimoine "sauvé" grâce à la détermination de sidérurgistes qui ont continué à lutter pour ce projet plus de 15 ans...

cette année c'est une réalité et véritable magie...

"qu'est-ce qui restera de la mémoire de cette épopée industrielle, e notre Vallée de la fensch,  pour les futures générations dans 50 ans, si nous n'en gardons aucune trace, aucune mémoire" m'avait argumenté l'ancien président de la Communauté d'Agglomération du Val de Fensch, lors d'une interview pour une étude que je faisais alors pour ma licence professionnelle en développement culturel (il y a déjà 4 ans)...

beaucoup de polémiques autour de ce projet, économique, légitimité du lieu (par rapport à d'autres hauts-fourneaux, utopies, surtout beaucoup de souffrances nées de l'arrachement des ouvriers, la perte de leur travail, un patrimoine inestimable passé et à venir !!!
dans une vallée qui a déjà tant perdue et perd encore (Gandrange n'est pas loin)

il y a dans cette démarche une vraie responsabilité et un lourds poids... celui de métiers durs où la mort planait
"quand un ouvrier tombait dans une poche de fonte, on se devait de garder un "lingot" de cette coulée, en souvenir !!!" mon père a d'ailleurs été un de ces "petit" héros qui a pu sauvé de justesse dans les années 50, un de ses jeunes collègues, Basile ,un jeune Ukrainien, mon père était venu de son Italie du Sud pour travailler dans cet eldorado...

alors quand j'ai pris hier soir le chemin de la passerelle de visite de cette " cathédrale d'acier"  l'émotion était présente mais très pudique, comme ses femmes et ses hommes de la sidérurgie... du cru ou de l'immigration, une kyrielle d'acteurs (trices) d'une grand histoire...

Un artiste a été chargé de sa mise en lumière et son oeuvre s'appelle "tous les soleils" fait de rouge et d'or... on contourne ce patrimoine, on le découvre sous toutes ces facettes...
se présente à nous un grand 'spectacle", un espace gigantesque, des lumières qui nous "expliquent" des pans de "son existence" de celles de milliers d'ouvriers, comme ce chemin de la coulée de la fonte dans la nuit d'un rouge vivifiant -- cette coulée c'était la "Vie" pour tous... le début d'une promesse d'un avenir pour soi et pour ses enfants...

je marche à l'allure d'un pélerin... le silence est presque "religieux", très respectueux. dans la pénombre, dans la préiphérie du haut-fourneau, se dessinent des ombres, celles de différentes infrastructures (comme le traitement des gaz, les zones de chargement...)

pas de sentiment d'oppression, de l'émotion pure devant cet édifice imposant mais aux fêlures béantes... rouillé, seul, mis en valeur, caressé par de nombreux flux de lumières.
une lumière subtile, volubile, enveloppante et par endroits éclatante ou voilée...

un éveil des sens qui sont multiples (par moments me manquaient les sons de l'usine, mais ils étaient dans ma tête)
c'était ma première visite, ma première marche dans l'Histoire industrielle...
J'y retournerai et ne sais si j'en serai rassasiée un jour...
l'U4 " le Jour c'est une Grande Histoire, la Nuit c'est une Oeuvre d'Art", dit la plaquette...

allez jeter un coup d'oeil sur le sitela communauté d'agglomération
http//.agglo-valdefensch.fr --- quelques minutes pour s'éveiller, ce n'est pas de trop dans une vie !!! n'est-ce pas ?

vous l'aurez compris, je suis conquise, mais ça ne date pas d'aujourd'hui, j'ai beaucoup suivi de loin ce projet, je suis une fille des "hauts-fourneaux", même absents, ils sont présents dans ma mémoire comme des fantômes... géants d'acier de mon enfance

j'ai appris à les aimer, même à donner envie à des jeunes (dans mon travail d'animatrice) de les filmer, les photographier...

il reste les témoins de la "réunion" de nombreuses générations, familles d'ici et d'ailleurs, de destinées humbles où le quotidien côtoyait les "petits bonheurs" et les grandes souffrances, la sécurité d'un travail et "la gravité" "la souffrance" des accidents, des maladies, puis peu-à-peu un nouveau deuil celui de leur déclin,de leur fermeture, d'un avenir compromis ...
ce scénario se perdure de nos jours dans d'autres industries...

j'ai encore de nombreuse choses à partager dans ce cadre, alors au prochain article !!! à venir

exposition "le femmes de fer" à laquelle j'ai eu le bonheur d'apporter une petite contribution

Par gwendoline57 - Publié dans : éclats - Communauté : Les blouses blanches
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  • : il y a un avant, il y a un après, avant hyperactive, altruiste à fond, inquiète pour les autres,protectrice, après en quête du MOI, en recherche d'équilibre... d'un espace pour vraiment "poser ses valises"

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