Lundi 7 janvier 2008
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bonsoir, à ceux qui me liront par hasard... ou par invitation
c'est impulsivment que je viens de passer à l'acte d'enfin créer mon blog...
depuis si longtemps, j'en avais l'idée, mais il a fallu me sentir prête à communiquer et échanger pour commencer la thématique santé, en me basant sur mon expérience plutôt forte de longue
maladie qui se poursuit encore maintenant
je ne désire par refaire le ènième témoignage de parcours de guérison, beaucoup on déjà écrit bien souvent des récits intéressants, poignants et remotivants, mais surtout permettre de croiser
les regards sur les conditions dans lesquelles s'exercent la santé de nos jours, en particulier la communication, les relations humaines... avec ceux qui s'y intéressent, et surtout, pour ma
part, sur la situation et le devenir de l'hôpital public (je ne rejette pas l'hôpital privé, mais j'ai fait le choix du public)
être du côté des soignants qui ont bien du mérite face à une administration de plus en plus drastique (voire autiste) (gestion d'entreprise) et à un public (en général) de plus en plus exigeant,
bien que ne connaissant qu'une ou deux facettes de ce domaine.
Alors, quand on a passé soi-même un certain temps pour sauver puis reprendre sa vie en main après le chaos, ces facettes se multiplient, permettent une observation plus diversifiée, plus
objective et attentive sur les femmes et les hommes qui oeuvrent pour le bien-être la dignité et la guérison des malades qui leur sont confiés et de leur famille
aujour'd'hui, c'est mon 25ème mois de congés pour longue maladie. tout a commencé, le 7 décembre 2005 par une pleurésie accompagnée d'une détresse respiratoire. le diagnostic vital était
engagé pendant deux jours et je suis encore là pour vous en parler.
long chemin que de se reconstruire peu à peu, reprendre goût à la vie (la 2ème), culpabilités croissantes mais aussi découverte de son potentiel... vivre ou survivre chanté D Balavoine, pour
d'autres causes bien plus dramatiques, mais quand même ce chemin n'appartient qu'à soi et peut friser la mort (ou l'envie de mourir) à bon nombre d'occasions.
je n'irai pas plus loin pour le moment, ce premier article dresse un peu le tempo de mes réflexions passées ou actuelles.
ce réveil d'écriture s'est accentué par l'interview, ce matin aux Vérités sur France 2 de Patrick Pelloux -médecin urgentiste, avant les négociations (où il n'a pas été invité)
avec Roselyne Bachelot, ministre de la santé... avec au coeur des dicussions le paiement des RTT, heures supplmémentaires, cela est la partie immergée de l'iceberg, mais ce que
patrick a voulu dire (encore ce soir sur la 5) c'est qu'un hôpital n'est pas une entreprise qui produit mais un lieu de relations humaines, un lieu où se joue la vie d'hommes, de femmes en
souffrance, un espace où des professionnels mettent tout en oeuvre pour leur venir en aide...
les heures non payées sont nombreuses et irrécupérables, sauf si l'hôpital dispose de plus de personnel.
ce personnel je l'ai vu travaillé dans les nombreux services dans lesquels j'ai été accueillie et soignée...
j'ai pu ressentir leur enthousiasme, leur conviction mais aussi leur sentiment d'abandon et de non prise en considération de l'énergie qu'il consacre à leur métier (à tous les niveaux)
j'aimerai pouvoir leur rendre ce qu'il m'ont apporté, parfois au-delà de leur fontion, de leurs taches qu'ils soient professionnels ou étudiants.
je pense que nous les malades ou parents de malades devrions être à leur côté dans leur lutte, il s'agit aussi de noe vie et la santé y est un des socles primordiaux. peut-être le découvrons-nous
seulement quand nous avons besoin d'eux, à réfléchir ?
alors peut-être avez-vous aussi des éléments à partager, à confronter sur ce premier échange.
j'en resterai là pour ce soir, suivrai l'actualité et poursuivrai ce chemin d'écriture au gré des journées et de moments particuliers.
cordialement et meilleurs voeux de santé pour 2008
gwendoline57